Chronique
La région de Québec brasse de nouvelles affaires
Par Valerie R. Carbonneau, . 4 min de lecture.
Malgré l’achèvement des beaux jours, la vieille capitale qui se distingue avant tout par son histoire et sa beauté se prépare à une autre rentrée culturelle dynamique. Et qui dit dynamisme culturel, dit éventail d’adresses pour se mettre du terroir sous la dent et de la bière artisanale dans le gorgoton! D’ailleurs, Bières et plaisirs a eu vent que deux nouvelles microbrasseries s’apprêtaient à s’installer au cœur de la région.
Luc Boivin se passionne pour le monde de la bière depuis 20 ans. Le goût de brasser sa propre bière lui est venu en 1992, alors qu’il était responsable de la maintenance chez Les Brasseurs du Nord. Spécialiste en automatisation de métier, il s’est mis à brasser ses propres recettes en 1998, toujours en cherchant à imiter les grands styles du monde comme les anglaises et les allemandes avec une affection toutefois plus affirmée pour les belges. Avant de devenir copropriétaire de la microbrasserie Dieu du Ciel! en 2006, le brasseur en herbe affirme avoir brassé plus de 300 recettes de bières. Mais, il admet aussitôt que son rêve le plus fou était de sortir ses produits de la maison pour les présenter au public. Un brouepub qu’on verra naître sous le nom de Microbrasserie des Beaux Prés, voilà ce qu’il souhaitait. Ultimement.
La seule microbrasserie du secteur
Plusieurs éléments ont motivé la naissance du projet… Outre son amour pour l’avenir de la bière au Québec, le père de deux ados habitant la région de Québec cherchait également à se rapprocher des siens. Une bonne fois, alors qu’il passait par Sainte-Anne-de-Beaupré pour rentrer à Saint-Jérôme, ville où il avait élu domicile à l’époque, il s’est rendu compte qu’il n’y avait aucune microbrasserie entre Baie-Saint-Paul et Québec. «C’est là que s’est mise à germer l’idée plus concrètement. J’y ai longuement réfléchi et j’en ai parlé à ma conjointe, Johanne. Je lui ai demandé si elle était prête à tout vendre pour partir ce projet avec moi. Deux mois plus tard, elle me répondait par l’affirmative.»
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