Bières et Plaisirs › Brasseries
Chronique
Loup rouge, sa meute de loups
Par David Sparrow, . 5 min de lecture.
Jan-Phillippe Barbeau a peut-être ouvert sa brasserie le Loup rouge il y a seulement 5 ans, mais depuis belle lurette il est connu dans le paysage brassicole québécois. Il a longtemps brassé à la maison des recettes qui lui ont valu des honneurs et qui lui ont permis de faire son nom dans le milieu. Il a également publié des articles et son propre site Internet sur la bière. Si Jan-Philippe est respecté et apprécié de tous dans l’industrie, c’est sans doute en raison de son enthousiasme et de sa personnalité chaleureuse. Pas étonnant qu’il se soit lié d’amitié avec pratiquement tous les brasseurs de l’industrie.
Né à Alma, Jan-Philippe est parti s’installer dans le bout de St-Hyacinthe pour faire la connaissance de son père biologique qui habitait la région. Ce dernier fréquentait le Bilboquet, un bistro du coin qui se démarquait par sa grande variété de bières de microbrasseries. Jan-Philippe s’est lui aussi mis à côtoyer les habitués de la brasserie et est ainsi devenu ami avec le brasseur de l’époque, Jean-Sébastien Bernier qui a depuis mis sur pied À l’abri de la tempête.
Comment avez-vous commencé à brasser de la bière ?
À un certain moment à la fin des années 90, Jean-Sébastien a dû s’absenter pour aller faire un stage à la brasserie Aux 4 Temps pour parfaire ses connaissances des procédés de brassage industriel. Comme personne ne pouvait le remplacer, c’est moi qui ai pris le relai pendant cette période. Ça m’a permis d’apprendre beaucoup de choses au niveau de l’équipement utilisé pour brasser; le tout a duré environ 6 mois. Après, j’ai commencé à brasser à la maison jusqu’en 2005, j’ai participé à des projets et événements, notamment des concours avec Biéropholie et j’ai aussi fait plusieurs visites de brasserie.
La première bière que vous avez brassée ?
La première est une version initiale de la Sainte-Barbe que j’ai brassée au début des années 2000 et qui a par la suite été développée par Jean-Sébastien au Bilboquet. Il s’agit d’une bière à l’épeautre et au blé noir biologique.
La bière dont vous êtes le plus fier ?
C’est probablement la McKroken Flower, la plus connue que j’ai brassée et également l’une des premières, je venais de commencer à brasser. Je voulais faire une Scotch Ale, mais avec du miel de fleur sauvage pour créer un effet de caramel brûlé… Disons que le tout a plutôt fonctionné puisque la bière a remporté plusieurs médailles dont l’édition 2004 du concours X de mille de Biéropholie. Ce fut probablement la première Scotch Ale québécoise et elle a été très réputée.
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