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Yogourt de chèvre Riviera : la production cesse à la fin de l'année, des éleveurs cherchent un autre acheteur

Maison Riviera cessera de transformer du lait de chèvre à son usine de Sorel à la fin de 2026, a rapporté La Terre de chez nous le 9 octobre. Le lait de chèvre embouteillé et les yogourts aromatisés ont déjà disparu; le yogourt nature suit.

Par La Rédaction, . 2 min de lecture.

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Gros plan sur des chèvres laitières dans une étable moderne avec des étiquettes d'identification, mettant en avant une gestion efficace du bétail.
Photo : Anna Shvets (Licence Pexels, pexels.com)
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Le yogourt nature au lait de chèvre de Riviera ne sera plus fabriqué après la fin de 2026. Maison Riviera, dont l'usine est à Sorel, cessera alors complètement de transformer du lait de chèvre, a rapporté La Terre de chez nous le 9 octobre.

Le retrait se fait par étapes. La distribution du lait de chèvre embouteillé a pris fin en juin, et les yogourts de chèvre aromatisés ne sont plus produits depuis peu. Le yogourt nature, que l'hebdomadaire agricole présente comme le produit phare de la gamme, est le dernier à partir.

Jennifer Beauchamp, vice-présidente des ventes et du marketing de Maison Riviera, dit au journal que la décision ne tient ni au prix du lait de chèvre ni à une baisse de la demande. « On voit encore un fort intérêt pour des produits de yogourt de chèvre ou de lait de chèvre embouteillé », dit-elle. L'entreprise veut ramener d'environ 250 à une centaine le nombre de produits, végétaux et laitiers, qu'elle fabrique, et les produire en plus grand volume pour répondre à la demande de yogourt protéiné. La hausse du prix du carton, du plastique et du transport pèse aussi, explique-t-elle : « On devait faire des choix par souci d'espace, de capacité et de gestion. »

Du côté des fermes, la décision touche près du tiers des éleveurs de chèvres laitières du Québec, selon La Terre. Cédric Bousquet, président des Producteurs de lait de chèvre du Québec (PLCQ), vend lui-même à Riviera plus de 80 % du lait de sa ferme de Saint-Damase, en Montérégie. Les livraisons à la laiterie Chalifoux, qui fabrique les produits Riviera, se poursuivent jusqu'à la fin de l'année, et « pendant ce temps, on patine fort pour trouver un autre acheteur au Québec », dit-il.

Le PLCQ a sollicité les autres acheteurs québécois de lait de chèvre pour reprendre ces volumes. Aucun n'avait accepté au moment de la parution de l'article, et M. Bousquet doute qu'ils puissent en absorber davantage. Samuel Clair Côté, un producteur qui transporte le lait de plusieurs fermes jusqu'à l'usine de Sorel, a offert cet automne sur les réseaux sociaux 700 000 litres de lait de chèvre par année à des fromageries, laiteries et transformateurs.

Les éleveurs veulent éviter d'expédier ce lait en Ontario, où il est payé au litre plutôt que selon ses composantes, sans la prime d'automne que le Québec verse pour le lait produit de septembre à février, explique le président du PLCQ. Plusieurs fermes ont déjà pris cette voie après que Saputo, le plus important acheteur de lait de chèvre au Québec, eut réduit ses achats en 2025.

Le yogourt nature au lait de chèvre Riviera reste en production jusqu'à la fin de l'année.

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