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L'alcool canadien banni du marché américain dès le 29 septembre : des vignerons et distillateurs québécois touchés

À compter du 29 septembre, les États-Unis ferment leur marché à plusieurs produits canadiens, dont les boissons alcooliques, en vertu d'un décret signé le 8 septembre par le président Donald Trump. Pour des vignerons et des distillateurs québécois qui exportent une partie de leur production chez leur voisin du Sud, ce marché se referme du jour au lendemain.

Par La Rédaction, . 2 min de lecture.

Élégant cocktail gin tonic garni de citron et de romarin, parfait pour une boisson rafraîchissante en été.
Photo : Ieva Astrauskaitė (Licence Pexels, pexels.com)
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À compter du 29 septembre, les États-Unis ferment leur marché à plusieurs produits canadiens, dont les boissons alcooliques, le lactosérum, les boissons fermentées et les motocyclettes, selon le gouvernement du Québec. La mesure découle d'un décret signé le 8 septembre par le président Donald Trump, en réplique aux tarifs de rétorsion que le Canada a imposés le même jour sur l'acier, les vêtements et les meubles américains.

Pour des vignerons et des distillateurs québécois qui exportent une partie de leur production chez leur voisin du Sud, ce marché se referme du jour au lendemain. Au Vignoble Pinard et Filles, en Estrie, qui exporte aux États-Unis depuis 2017 et produit environ 40 000 bouteilles par année, ce marché représentait de 3 à 4 % du chiffre d'affaires. « Avec le bannissement complet des produits, il n'y a rien que je peux faire », confie le copropriétaire Frédéric Simon à Noovo Info, le 9 septembre.

Même attente chez Duvernois Esprits Créatifs, qui produit le Pur Vodka et le Romeo's Gin et prévoyait un lancement aux États-Unis au début de 2027. Le fondateur et président Nicolas Duvernois dit devoir reporter ce projet à répétition depuis le début des tensions commerciales : « À chaque fois on arrive à minuit moins une et on est obligé de l'annuler (...) C'est épuisant quand même. »

Ce sont les distilleries qui risquent d'écoper le plus, plus de la moitié de leur production étant destinée aux États-Unis, rapportait le lendemain Noovo Info, qui citait l'économiste en chef de Financement agricole Canada, Craig Johnston. Le président et chef de la direction de Spiritueux Canada, Cal Bricker, dont l'association représente onze distillateurs et producteurs de spiritueux canadiens, suit aussi le dossier de près.

Les entreprises touchées peuvent s'informer des mesures de soutien mises en place par Québec pour les entreprises affectées par les tarifs américains, sur le site du gouvernement.

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