Chronique
Les 7 péchés capitaux de l’amateur de vin
Les liens qui unissent le patrimoine religieux et le vin sont nombreux. On a qu’à penser au vin liturgique (le vin de messe pour les intimes) et à tous ces ordres monastiques qui ont perfectionné la culture de la vigne au fil des siècles. Cette relation solennelle et millénaire m’a inspiré le sujet de cette chronique : sept faux pas à éviter à tout prix pour l’amateur de vin, sous peine de voir son appréciation du divin nectar être reléguée au purgatoire.
Par Tom Vigeant, . 5 min de lecture.
Je me suis abstenu d’inclure des vins en particulier dans la liste, tous les goûts étant dans la nature (bien que la tentation d’attribuer au Beaujolais Nouveau et au White Zinfandel le statut de fruit défendu fut grande, je m’en confesse). J’ai préféré m’en tenir à des aspects plus généraux, concernant le service et la dégustation. Les voici donc, ces péchés capitaux qui guettent l’amateur de vin :
1. Servir le vin rouge trop chaud
Je n’ai pas l’habitude de faire de caprice de sommelier quand je vais au resto, mais s’il y a un aspect sur lequel je peux être plutôt intransigeant, c’est la température de service. L’impair le plus commun à cet égard est de se faire servir un verre de vin rouge à température ambiante, voire plus chaude, carrément luciférienne. Il faut savoir que la majorité des vins rouges se servent idéalement entre 15°C et 18°C. Au-delà, les arômes les plus volatils s’envolent rapidement et les vapeurs d’alcool prennent le dessus. À la maison, il suffit d’une trentaine de minutes au frigo pour amener votre vin dans cet intervalle. Au restaurant, ne tolérez pas de payer un flacon le triple du prix de la SAQ sans pouvoir l’apprécier à sa juste valeur. Demandez poliment si on peut vous apporter un seau de glace; c’est un accommodement tout à fait raisonnable.
2. Servir le vin blanc trop froid
Si on vous a fait l’affront du péché précédent et que vous avez présenté la joue gauche, priez pour ne pas qu’on récidive en vous servant un verre de vin blanc à la température du frigo. Si froid, un vin voit ses arômes transis se crisper et se taire. La plupart des blancs s’apprécient davantage entre 7°C et 10°C, une température qui permet au vin de bien s’exprimer tout en gardant son acidité à un niveau harmonieux et rafraîchissant.
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